L'Unité Pastorale Le Paysan
HISTORIQUES

Dernière mise à jour : le 2011/11/18

St-Cyprien de Napierville ...


L'église St-Cyprien       Napierville fut constitué en paroisse en 1823 sous l'invocation de saint Cyprien, évêque de Carthage et martyr, dont la fête est célébrée le 16 septembre. La paroisse fut d'abord constituée en desserte et demeura sous la juridiction de Jean-Baptiste Paquin, curé de l'Acadie, jusqu'en 1825. Il vit à la construction d'une chapelle à l'endroit exact où est érigée actuellement la statue du Sacré-Coeur. Cette chapelle servit d'école et de presbytère jusqu'en 1847. Ce lieu, dans lequel la communauté des soeurs de Sainte-Anne s'installa en 1857, fut détruit par un incendie dans la nuit du 6 décembre 1886.

     La première église de la paroisse, construite sur le site de l'église actuelle, fut ouverte au culte en 1847. De style gothique, elle était dotée de deux clochers en fer blanc et son toit en bardeaux de cèdre était peint en rouge. Elle fut incendiée dans la nuit du 6 décembre 1886, en même temps que le couvent et deux autres maisons du village.

     Reconstruite sur les ruines de l'ancienne, de 1887 à 1889, l'église actuelle est dotée d'un seul clocher de 190 pieds de hauteur. Sa décoration intérieure est de style néo-gothique. Le couvent des soeurs de Sainte-Anne a également été reconstruit à la même époque, mais de l'autre côté de l'église. Le couvent, vendu en 1989, est devenu une résidence privée pour personnes âgées.

 

L'oeuvre des Soeurs Ste-Anne


Le couvent des soeurs de Sainte-Anne      Suite à une demande du curé, Louis A. Maréchal, les soeurs de Sainte-Anne acceptèrent de s'établir à Napierville au mois d'août 1853. Dès leur arrivée, elles s'adonnèrent à l'éducation des enfants de Napierville et des alentours. Cet apostolat engendra plus d'une vocations religieuses qui alimenteront le noviciat des soeurs de Ste-Anne. En 1857, les premières novices de la région firent leurs voeux à la paroisse.

     Les soeurs de St-Anne ont eu un enseignement à la page en introduisant, dès 1870, des cours de dessin artistique et des cours d'anglais pour retenir les élèves talentueuses. Ces changements ont eu lieu à la suite de l'incendie du couvent en 1886. Les soeurs continuèrent dans cette foulée, en 1900, en introduisant des cours en vue d'une formation musicale. Les activités éducatives des soeurs de Sainte-Anne rayonnèrent sur toute la région jusqu'à l'introduction de la réforme scolaire de 1964.

     À partir de ce moment, la réforme scolaire obligea une restructuration du réseau d'établissements. De ce fait, les soeurs, en subissant une baisse significative de leur clientèle, prirent la décision de se retirer de l'école Daigneau pour laisser la place à l'enseignement public. En se retirant du couvent, celui-ci devint un institut privé. Faute de personnel adéquat, le couvent périclita lentement jusqu'à sa fermeture en 1970. --> En 1998, soeur Mariette Mainville, économe générale, vendit le couvent que l'on transforma en résidence pour personnes retraitées. C'est ainsi que l'oeuvre des soeurs de Sainte-Anne se perpétue auprès de la population de Napierville.

Notes prises dans Bribes d'histoire, Les Soeurs de Sainte-Anne, St-Cyprien de Napierville 1857-1996
par A.O.Éthier.

 

St-Jacques-le-Mineur ...


L'église St-Jacques      En 1854, suite à une requête des habitants de la côte de Saint-Marc, du chemin Saint-André et du chemin du Ruisseau-des-Noyers pour ériger une paroisse aux confins des paroisses de Saint-Philippe de Laprairie, de Saint-Cyprien de Napierville et de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L'Acadie), Mgr Signay de Québec accorda l'érection de la paroisse sur ce territoire.

     Une chapelle provisoire fut construite à un mille du village aux alentours du chemin du Bas-Canada et de la Montée Langevin. C'est seulement en 1853 que la première église fut parachevée. C'était un bâtiment en pierre surmonté de deux clochers en lanterne et Joseph Smith en fit la décoration intérieure en 1847. Toute la nef, le choeur et le jubé furent lambrissés de bois et décorés par de magnifiques peintures représentant des scènes bibliques. Plusieurs statues ornèrent les pans de murs lambrissés.

     Le 9 novembre 1937, un malheureux incendie ravagea toute l'église laissant debout seulement les murs. Les paroissiens décidèrent de reconstruire ce temple en se servant des murs existants. Ils s'inspirèrent du style Don Bello pour reconstruire la nef et le choeur de l'église. Ce style se caractérise par sa simplicité et la présence d'immenses ogives qui retiennent la structure. La nef a été meublée de bancs en orme teint qui donnèrent à l'ensemble de l'église un note de respect. Le 10 novembre 2008, on retira les saintes espèces pour les transporter à l'église de St-Cyprien. La municipalité l'a acheté pour en faire un centre comunautaire au service des jacqueminois.

Pour plus d'informations, consultez le livre du 150 ième anniversaire de Saint-Jacques-le-Mineur.

 

La chapelle reposoir


La chapelle reposoir      Le village de St-Jacques-le-Mineur se caractérise par sa petite chapelle-reposoir. Ce lieu de culte pour la Fête-Dieu fut érigé en 1889 à la demande de Mgr Fabre à l'occasion d'une visite pastorale. Le conseil de Fabrique passa une résolution en ce sens le 12 juin 1884. M Marcil construisit ce bâtiment en 1889 sur un terrain cédé par le Dr Bénoni Guérin-Lafontaine. Lors de l'incendie de l'église en 1937, on répara la fondation de la chapelle et on la repeignit. Ensuite, en 1979, il y eut une autre restauration par un citoyen de la municipalité. Depuis 1985, la chapelle fut déclarée monument historique; elle est conservée en très bon état.

     Comme la coutume le veut bien, la Fête-Dieu est un événement religieux démontrant la dévotion des fidèles au Créateur. Pour éviter de faire des mécontents, la procession se dirigeait d'un côté de la paroisse vers un reposoir temporaire érigé devant la demeure d'un paroissien. L'autre année, c'est de l'autre côté de la paroisse que la procession se mettait en branle. La troisième année, la procession descendait le chemin à l'ouest du terre-plein pour aller jusqu'à la chapelle-reposoir sise sur le chemin principal où le curé invitait les fidèles à prier et à chanter les louanges du Seigneur. Ensuite la procession s'ébranlait et remontait vers l'église par le chemin du côté est du terre-plein jusqu'à l'église. La dernière procession de la fête Dieu fut faite dans le cadre des événements du 150 ième anniversaire de la paroisse soit en 2003

 

Parlons d'architecture ...


     C'est un édicule de forme octogonale inscrit dans un cercle ayant un diamètre de 3,40 m (11.25 pi) et une hauteur de 5,4 m (17.75 pi). Par devant, deux portes à battants ouvrant vers l'intérieur, permettent l'accès au bâtiment. À l'intérieur, un petit autel de bois simplement décoré est surmonté d'un Sacré-Coeur. Cette construction est constituée de huit colonnettes supportant un toit à huit versants galbé en talon renversé fait en bardeaux de bois de cèdre. Les murs sont recouverts de planches de bois de 0,1 m d'épais. Chaque pan est orné de deux modillons et chaque colonnette d'un modillon.

Notes prises dans le dépliant sur la chapelle-reposoir et compilées par A.O.Éthier.

 

St-Patrice de Sherrington ...


L'église St-Patrice      Un groupe de paroissiens de Saint-Édouard, se trouvant trop éloignés de leur église paroissiale, demandèrent à Mgr Larocque, évêque de Montréal, par une requête en date du 5 mai 1852, d'avoir une chapelle. Mission desservie par le curé de Saint-Édouard, Sherrington fut détaché de la paroisse-mère en 1853. La paroisse de Sherrington a été mise sous le patronage de saint Patrice, évêque d'Irlande, parce que les premiers colons étaient des Irlandais. La première messe fut célébrée le 3 juin 1853 par le curé Joseph-Isidore Gratton, qui fut desservant de Hemmingford de 1854 à 1858.

     Une chapelle en bois a servi d'église jusqu'en 1857, date de la construction de l'église actuelle. Cette chapelle s'élevait à l'endroit où est construite l'église d'aujourd'hui. En entrant dans ce temple, qui n'a pas de colonnes, nos regards sont attirés vers le maître-autel et la chaire qui sont des oeuvres de sculpture. En 1848, un violent coup de vent emporte 48 pieds de la couverture de l'église.

     Les premiers habitants de Sherrington sont des Irlandais. La statue de Saint Patrice qui orne le maître-autel de l'église a été donné, le 30 janvier 1900, par un prêtre natif de Sherrington.

     Comme le voulait la coutume, au cours des siècles, le premier cimetière catholique de ce village fut aménagé à côté de l'église.

     Messieurs les abbés J.-I. Gratton, J. Bénard dit Lépine, J.-A. Primeau, J.-M. Carrière, J.-A. Péladeau, A. Meunier, A. Derome,J.-A. Perreault, W. Carbonneau et L. Deslauriers se succédèrent à la cure de cette paroisse.

     La population, d'après le recensement de 1949, compte 279 familles pour 1 389 âmes. Le 26 juillet 1889, était érigée la Congréation des Dames de Saint-Anne, et, le 15 août de la même année, celle des Enfants de Marie. Il y aussi la Ligue du Sacré-Coeur. L'U.C.C. a été fondée 1934. Plusieurs vocations de prêtres sont issues de Sherrington, dont l'abbé L. Martin.

     Des travaux de drainage et de creusement de la Petite Rivière de Montréal permettront de récupérer environ 30 000 arpents dont la majorité est dans Sherrington et de les rendre cultivables. La paroisse couvre une superficie de 53 000 acres comprenant 13 rangs. Il y a une école au village et sept écoles rurales.

 

St-Édouard ...


L'église St-Édouard      Le 20 juin 1824, le Seigneur François Languedoc, écuyer, et les tenanciers de la Seigneurie Saint-Georges présentaient une requête dans l'intention d'obtenir une paroisse dans leur localité. Un an plus tard, quelques habitants et les propriétaires des seigneuries Saint-James et Saint-Normand demandaient le 30 novembre 1828 à faire partie de la paroisse.

     La paroisse Saint-Édouard de Napierville fut érigée canoniquement, le 20 novembre 1829, par Mgr Panet. Le premier décret fut annulé à cause d'erreurs dans la désignation des limites. L'Évêque de Québec affirmait : "Nous érigeons en titre de cure et de paroisse sous l'invocation de Saint-Édouard, roi et confesseur (13 octobre) la très grande partie de la seigneurie Saint-Georges et des parties des seigneuries Saint-James-Twait et Saint-Normand."

     Le 29 octobre, les Sieurs Jacques Robert et Jean-Louis Yelle donnaient l'emplacement de la future église. L'église fut commencée presqu'aussitôt, mais n'a été livrée au culte divin qu'en 1833.

     M l'abbé Joseph Moll, récemment nommé curé, inscrivit les premiers actes dans le registre en date de l'année 1833. Le 11 novembre 1838, Les troupes britanniques défoncent les portes de la sacristie et pénètrent dans l'église en commettant quelques méfaits. En 1879, il y a a eu une consolidation de la voûte au-dessus de la nef en posant des colonnes pour soutenir les murs latéraux. Le 13 novembre 1892, l'orgue installé par Eusèbe Brodeur de la firme Mitchell, Brodeur et Warren, provenait sûrement d'une église du diocèse de Montréal. C'est seulement en 1911, que les cloches actuelles ont été coulées et bénites . Elles proviennent de la Haute Savoie en France. En 1927, à cause du feu du presbytère, tous les registres d'avant 1915 périrent. M le curé Eugène Desmarais en a recopié la plus grande partie, c'est-a-dire depuis le 1er janvier 1865 jusqu'en 1915. Le nouveau presbytère fut bénit le 10 août 1927.

     Nombre de curés se sont succédés à la direction de cette paroisse, on y relève les noms de Messieurs les abbés Eugène Desmarais, Elisée Choquet et Jacques Barclay. Au recensement de 1949, la population de St-Édouard comptait 949 âmes réparties en 192 familles.

     L'U.C.C. a été fondée en 1930. Il y a aussi la Congrégation des Dames de Sainte-Anne, des enfants de Marie et une Ligue du Sacré-Coeur. En 1848, la paroisse se dotait d'une belle salle paroissiale

     Au cours de l'année 1965, il y a eu une réfection majeure de l'église, en enlevant le maître-autel et la balustrade et en introduisant un autel à l'avant du choeur tourné vers le peuple. Le plancher fut refait au complet et en plus les bancs furent renouvelés. Au cours de l'année 2007, il y a eu une levée de fonds pour la restauration complète de l'orgue, en vue de la célébration du 175 ième anniveraire de la fondation de la paroisse.

 

La famille de Marguerite


Marie-Marguerite est l'aînée d'une famille de six enfants. Ses frères Charles et Joseph deviendront prêtres tandis que Christophe accompagnera son oncle Pierre Gaultier de Varennes et de la Vérendrye, dans ses expéditions dans l'Ouest canadien. Ses soeurs Marie-Clémence et Marie-Louise épouseront respectivement Pierre Gamelin Maugras et Ignace Gamelin, des marchands montréalais.

Marguerite descend par sa mère d'une famille illustre dans l'histoire du Canada. Son arrière grand-père Pierre Boucher ( 1622-1717) a été le deuxième canadien à recevoir des lettres de noblesse de Louis XIV ainsi que la seigneurie de Boucherville en récompense des immenses services rendus à la colonie comme interprète, linguiste, écrivain, ambassadeur et juge royal.

Estimé de ses contemporains et père d'une famille nombreuse, il meurt à l'âge de 95 ans et laisse à sa famille un testament spirituel que les siens reliront à chaque année. Marguerite avait alors seize ans et avait pu assimiler les paroles de ce patriache.

 

La naissance de Marguerite


Christophe Dufrost de la Jemmerais, soldat français né à Médréac en Bretagne, était passé en Nouvelle-France en 1687, comme garde dans les troupes de la Marine. Se distinguant dans les missions qu'on lui confia, il gravit les échelons de la hiérarchie militaire. À Varennes, le 18 janvier 1701, devenu lieutenant, il épouse Marie-Renée Gauthier, fille de René Gauthier, seigneur de Varennes et gouverneur de Trois-Rivières. Au contrat de mariage, la mariée apporte en dot un lopin de terre contigu à la petite chapelle de Varennes qui accueillera la même année leur premier enfant, Marie-Marguerite, ainsi qu'en témoigne le registre des baptêmes de la paroisse Sainte-Anne de Varennes :"Le seizième jour du mois d'octobre de l'année mil sept cent un par F. Guillaume Bulteau à ce sub délégué, a été baptisée Marie-Marguerite, fille de Christophe Dufrost Écuyer, Sieur de la Jemmerais, lieutenant dans les troupes, et de Damoiselle Renée Gauthier de Varennes sa femme, née le jour précédent, le parrain a été Jacques René Gauthier de Varennes et la marraine Marie Marguerite Gauthier de Varennes lesquels ont signés."

 

L'enfance de Marguerite


Marguerite n'avait pas sept ans au décès de son père, le premier juin 1708. La famille connut alors une longue période d'insécurité et de dénuement, car la solde d'un officier ne suffisait qu'aux besoins immédiats d'une famille et la pension accordée aux veuves d'officier mit bien du temps à venir. Sans doute que Pierre Boucher eut l'occasion d'accueillir chez lui à Boucherville les orphelins de sa petite-fille, Marie-Renée.

Grâce à des relations familiales, Marguerite bénéficiait, en 1712, de deux années d'études au pensionnat des Ursulines à Québec. Elle fit sa première communion dans ce monastère où le souvenir de Marie de l'Incarnation était encore bien vivant. On y récite quotidiennement cette prière qu'on lui attribue: "C'est par le Coeur de mon Jésus, que je m'approche de vous , Ô Père éternel."

Ses éducatrices remarquent le jugement sûr de Marguerite, son ardeur au travail et sa force de caractère. L'une d'elles lui offrira un livre de spiritualité intitulé: "Les saintes voies de la Croix". De retour à Varennes, elle partage avec sa mère les responsabilités familiales et l'éducation de ses frères et soeurs et elle apporte à sa contribution au soutien de la famille en s'adonnant à tous les arts ménagers de son époque.

 

Les épousailles de Marguerite


En 1719, la mère de Marguerite se remarie avec un médecin irlandais Timothy Sullivan, connu aussi sous le nom de Timothy Sylvain et qui n'avait pas un brevet de sagesse, car les plaintes et les poursuites contre lui sont nombreuses à la Cour de justice de l'époque. Ce mariage fut considéré comme une mésalliance , car le fait de s'allier à un étranger allait contre les traditions de la noblesse canadienne soumise au même code d'honneur qu'en France.

Pour Marguerite qui rêvait de fiançailles, c'est la fin de son projet de mariage avec le Sieur Louis-Hector Piot de Langloiserie, fils de la seigneuresse de l'île Sainte-Thérèse. En 1721, les époux Sullivan et les enfants Lajemmerais viennent s'établir à Montréal, rue St-Vincent.

Le 22 août 1722, Marguerite épousait François-Madeleine d'Youville en l'église Notre-Dame. La veille, de nombreuses personnalités avaient assisté à la signature du contrat de mariage dont le marquis de Vaudreuil, alors gouverneur général. L'avenir semble sourire à ces deux jeunes. Marguerite a presque vingt-et-un ans et François compte un an de plus. Quel est le bonheur qu'elle espère ?

 

Le mariage de Marguerite


En aôut 1722, un brillant mariage unit François-Madeleine d'Youville à Marguerite Dufrost de la Jemmerais. Elle ira vivre avec sa belle-mère Mme You de la Découverte, "qui, étant près de ses pièces, lui rendit la vie dure, et elle y vécut aussi retirée que dans un couvent.". écrit Charles, son fils, qui sera son premier biographe. François "était un des plus beaux cavaliers et elle aurait été fort à son aise", ajoute-t-il, "s'il eût ménagé son patrimoine".

Marguerite espérait sans doute une vie plus douce quand sa belle-mère décéda en 1727. Charles écrit encore : "En peu de temps, son mari consuma en divertissements toute sa sucession et mit par là, son épouse, dans le cas de n'avoir pas souvent tout le nécessaire, quoique par un travail continuel, elle s'efforçat de pourvoir à son entretien et à sa nourriture".

 

Les d'Youville


Le père de François, Pierre You, avait été le compagnon de Robert Cavalier de la Salle lors de la découverte du Mississipi et l'annexion de la Louisiane, d'où son titre de sieur de la Découverte. accordé par Louis XIV. Il laisse à ses deux fils Philippe et François un commerce aux pratiques douteuses sur l'île de Tourtes, près de Vaudreuil. L'on y contrôle le passage des fourrures venant de l'Ouest, privant les marchands de Montréal de ces précieux arrivages et l'on y vend de l'eau-de-vie aux Amérindiens.

L'opinion publique se dressera contre eux et les premières années de mariage de Marquerite en seront assombries. Le bonheur n'était décidément pas au rendez-vous. En huit années de mariage, six enfants naîtront dont quatre décéderont en bas âge. En 1730, François meurt, victime d'une pleurésie, et ne laisse en héritage que des dettes. Deux fils lui survivent, François Timothée, âgé de cinq ans, et Charles-Madeleine, âgé d'un an. Tous les deux deviendront prêtres. Le cadet ajoutera le nom de Dufrost à son nom pour se distinguer de son aîné qui portait le nom "D'Youville".

 

Marguerite comme épouse et mère


Charles nous dira dans la biographie de sa mère qu'il écrivit, que les difficultés et les épreuves rencontrées par Marguerite dans son mariage lui firent verser des larmes amères et que "la bonté de son coeur était telle que toute indifférence et la dureté de son mari pour elle ne l'empêchèrent point d'être extrêmement affligée de sa mort."

Elle trouve du réconfort dans sa foi chrétienne qui lui fera découvrir la confiance en Dieu Père et lui donnera la force d'aller vers les autres au lieu de se replier sur elle-même.

En 1727, elle entre dans la Confrérie des Dames de la Sainte-Famille et trouve en M. du Lescôat, un prêtre de la paroisse Notre-Dame, un guide spirituel qui l'amènera vers une piété éclairée par la confiance en un Dieu Père, une confiance qui fait passer à l'action. Elle qui lutte pour vivre et survivre, elle trouve en son coeur de la compassion pour soulager les personnes qui souffrent sans toutefois négliger ses propres enfants.


info : père Ronald Hochman, c.s.v., curé

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