L'Unité Pastorale Le Paysan
PASTORALE

Dernière mise à jour : le 2012/11/18

LETTRE PASTORALE

Pour vivre l'Année de la Foi

 

"Je crois ! Viens au secours de mon manque de Foi ! (Mc 9, 24 )

 

En octobre dernier, le Pape Benoît XVI annonçait dans la lettre "Porta fidei" (Porte de la foi) qu'afin de retrouver la joie de croire et l'audace de témoigner de la Bonne Nouvelle, une Année de la foi allait commencer le 11 octobre 2012, jour du 50ième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II, et se terminer le 24 novembre 2013, en la solennité du Christ Roi, dernier dimanche de l'année liturgique.

Le Conseil épiscopal de direction de la pastorale du diocèse a souscrit au projet d'une lettre pastorale pour l'occasion. Aussi ma prière et ma réflexion ont été habitées par cette lettre. Constamment me revenait à l'esprit la prière que le père de l'enfant épileptique fait à Jésus dans l'évangile de Marc: " Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! "(9,24). Il me semble que cette prière nous convient fort bien à l'heure actuelle. Nous croyons, bien sûr, mais combien avons-nous besoin que le Seigneur vienne à nous et augmente notre foi.

La situation concrète du monde occidental de la société québécoise nous marque. Nombreuses sont les personnes qui vivent comme si Dieu n'existait pas. Nombreux sont nos frères et nos soeurs chrétiens qui ne ressentent même plus le besoin d'un contact régulier avec Dieu en Église. La culture séculière et laïciste fait son chemin dans nos consciences et envahit progressivement tous les domaines de notre vie personnelle et sociale. Nous communions à cette culture dans laquelle nous sommes immergés; elle influence nos manières de voir, de juger et d'agir. Même, en nos coeurs de croyants, nous voyons surgir, de façon plus ou moins consciente et délibérée, un coeur d'incroyant qui fragilise notre foi, souvent jusqu'à remettre en question le contenu, le contexte ecclésial et même la pertinence de l'Évangile.

 

Le contenu de la foi

Souvent nous percevons un écart, pour ne pas dire un abîme, entre le langage d'aujourd'hui et les expressions du contenu de la foi, plus profondément encore entre la pensée et les valeurs du monde contemporain et celles que nous propose l'univers de la foi. En fait, il faut le reconnaître, notre esprit est davantage ouvert à l'immédiat et friand de sensationnalisme qu'assoiffé des réalités éternelles du Mystère. Pourtant s'il est un langage qui nous rejoint tous, c'est bien celui du coeur. Aussi nous faut-il retrouver, au centre de notre foi, le Mystère de l'Alliance que Dieu, amoureux de l'humanité désire établir avec nous.

Certes, il ne faut pas exclure la nécessité des énoncés du contenu de la foi ni l'importance des vérités exprimées, mais l'essentiel de la foi demeure la relation que Dieu veut établir avec nous. Il en est de notre relation avec Dieu comme de tout relation humaine : seul l'amour nourrit la confiance et la foi. Aussi lorsque nous proclamons le Credo, nous proclamons non pas tant des vérités abstraites mais avant tout les engagements concrets avec Dieu Amour pour nous. L'Amour de Dieu se fait personnel chez tous et chacun d'entre nous dans l'existence unique qui nous est donnée par le Père, don à développer de façon responsable, vie d'enfant de Dieu dont nous jouissons par le Christ qui nous a aimés jusqu'à l'extrême en livrant sa vie pour notre libération. Enfin cet Amour se manifeste dans le communion avec Dieu et nos frères et soeurs en humanité grâce à l'Esprit répandu en nos coeurs. L'Amour appelle et invite à l'amour ! Aussi c'est à nous d'accueillir l'Amour pour en vivre.

 

Le caractère ecclésial de la foi

Dieu qui nous aime a également voulu nous aimer et nous appeler ensemble pour former un même peuple. Notre "je crois" pesonnel s'incorpore dans la foi de toute l'Église. Mais, on le constate, c'est elle l'Église qui souvent fait problème à plusieurs. Certes quand nous regardons le contre-témoignage donné encore récemment par certaines personnes engagées en Église un peu partout dans le monde, nous pouvons comprendre ce retrait de la communauté croyante de la part de baptisés qui va parfois jusqu'à l'abandon de la foi. Tant d'abus, et de toutes sortes , ont été perpétrés, l'autoritarisme clérical des uns et l'esprit chauvin des autres, le caractère renfrogné de celui-ci et les sautes d'humeur de celle-là, les préjugés et que sais-je encore, tout cela ferme la porte de la foi à plusieurs. Faut-il appliquer ce que Jésus recommandait à ses disciples face aux pharisiens: "Faites ce qu'ils vous disent et non ce qu'ils font" ? Oui, mais il nous faut aller plus loin.

Il nous faut voir plus loin. Voir aussi toutes ces autres personnes engagées en Église qui, au nom de leur foi, malgré les conditions parfois difficiles, se donnent pour que la Bonne Nouvelle se propage, pour se faire proche des aimés de Dieu le plus souvent oubliés, pour aider les gens à se mettre en marche à la rencontre de Jésus Christ. Et tout cela sans faire la une des médias. En fait, l'Église c'est nous, partenaires de l'Alliance! Un nous plus large qu'uniquement le personnel pastoral, un nous inclusif de tous les baptisés. En Église, chacun, chacune est en marche vers la sainteté par un chemin de constante conversion et d'accueil persévérant de la sainteté de Dieu de la vie trinitaire. Alors, avant de vouloir enlever la paille qui est dans l'oeil de mon frère ou de ma soeur, il me faut d'abord enlever la poutre qui est dans le mien.

 

Actualité de la Bonne Nouvelle

Devant les obstacles posés par le contenu de la foi et le contexte ecclésial actuel, plusieurs de nos frères et soeurs remettent en question la pertinence même de l'Évangile : est-il une vraie "Bonne Nouvelle"' pour notre temps ? Cette question est bien réelle car il est souvent difficile de percevoir chez les croyants qu'ils font vraiment la différence. Les gens qui ne croient pas et qui n'adhèrent pas à l'Évangile donnent souvent un témoignage de vie plus authentique et par là plus convaincant. Croire en l'Évangile ne semble pas transformer vraiment la vie réelle quotidienne. Le philosophe Nietzsche et l'humaniste Gandhi se surprenaient du fait que les chrétiens qui prétendent avoir en leur possession la "Bonne Nouvelle" ne sont pas de gens joyeux et heureux.

De fait, il appartient aux croyants que nous sommes d'être des témoins authentiques, convaincus et convaincants. Le témoignage de la parole a toute son importance mais il faut que notre agir parle plus fort que ce que l'on proclame. Pour cela, il importe que la Parole de Dieu devienne notre nourriture quotidienne et que l'Esprit la rende féconde dans et à travers nos vies. Il nous faut faire la différence pour que passe notre témoignage. Il nous faut, comme le Christ lui-même, espérer le salut de tous et donner par amour de Dieu et du monde tout ce que l'on a et surtout tout ce que nous sommes. Il dépend de nous que le Christ et l'Évangile exercent encore aujourd'hui un attrait sur nos frères et soeurs en humanité et trouvent en nous de réels témoins du Christ, évangélisateurs parce qu'évangélisés.

 

Alors, quoi faire ?

L'Année de la Foi nous est offerte pour grandir et croître dans la foi en un Dieu qui nous appelle au partage de son Amour, a la suite du père de l'enfant épileptique, tournons-nous vers le Seigneur et prions: " Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ". "Nous croyons ! Viens au secours de notre manque de foi!" Pour ce faire, engageons-nous de façon déterminée sur le chemin de vie qui s'ouvre devant nous. Consacrons du temps à la fréquentation de la Parole de Dieu, à la lire, l'approfondir ensemble, la prier et la célébrer. Redécouvrons le mystère de l'Église, communauté de foi, d'espérance et d'amour envers toute l'hmanité, oeuvre de l'Esprit Saint. Enfin accueillons dans nos vies l'Évangile du Christ en laissant sa puissance nous convertir, nous transformer et faire de nous d'authentiquea témoins heureux et accueillants.

Cette route, empruntons-la à la suite de la Vierge Marie qui, toute sa vie, a cheminé dans la foi. Comme elle et à son intercession, contemplons de nos yeux et surtout de notre coeur les mystères de Jésus et de notre Église et avec elle exultons de joie en Dieu qui est Amour !

En ce dimanche, sept octobre deux mil douze.


Lionel Gendron, p.s.s., évêque de St-Jean-Longueuil
Jean-Pierre Camerlain, v.é. chancelier

 

Nature, signification et but
de cette assemblée des évêques


Mais qu'est-ce qu'un synode ?

Pourquoi est-il convoqué ?

Qui y participe ?

De quoi discute-t-on ?

Quelle est l'importance des documents produits par le synode ?


Le synode des évêques est "une institution établie par le Pape Paul VI, le 15 septembre 1965, en réponse au désir exprimé par le Pères du Concile Vatican II de maintenir vivant l'esprit de collégialité engendré par l'expérience conciliaire".

L'assemblée des évêques se réfère à l'antique tradition synodale de l'Église, mais le synode est une nouveauté du concile Vatican II, ou plutôt, il est né du désir de maintenir vivant l'esprit de collégialité engendré par l'expérience conciliaire.

Synode est un mot grec "syn-hodo" qui signifie "réunion, congrès." Le synode est en effet un lieu pour que se rencontrent les évêques entre eux, autour du pape et avec lui; celui-ci le convoque en tant qu'instrument de "consultation et de collaboration". C'est donc un lieu d'échange d'informations et d'expériences, en vue d'une recherche commune de solutions pastorales universellement valides.

En résumé, le synode des évêques peut devenir comme une assemblée de représentants de l'épiscopat catholique qui a le devoir d'aider le pape, de ses conseils, dans le gouvernement de l'Église universelle.

Devant la possibilité, soulevée par quelques hauts prélats, de créer des structures synodales susceptibles d'exercer aussi un pouvoir législatif et exécutif, Paul VI est revenu au concept de collaboration, du corps épiscopal avec le Successeur de Pierre, à la responsabilité du gouvernement de l'Église universelle. Il l'a fait dans son discours à la curie romaine (21 septembre 1963), dans celui d'ouverture de la seconde partie du concile (29 septermbre 1963) et dans celui de clôture (4 décembre 1963).

Le 15 septembre 1965, au début de la 128 ième congrégation générale du concile Vatican II, Mgr Pericle Felici, secrétaire générale du concile, a annoncé la promulgation du Motu Proprio Apostolica sollicitudo par lequel le synode était institué officiellement. Cependant, un nouveau règlement du synode a été approuvé par Benoît XVI en 2006.

Les autorités compétentes ont souligné à diverses reprises que le synode s été conçu et demeure un grand organe consultatif, avec la charge de discuter sur le thème en question et de formuler des propositions qui sont soumises à l'attention du pape.

Le pape avec ses collaborateurs et les dicastères de la curie, s'inspire du contenu des propositions, les évalue, les approfondit, après quoi, il écrit et publie une "exhortation apostolique post-synodale", c'est-à-dire un document qui recueille, réélabore et propose ce qui a été retenu des propositions et les directions dans lesquelles il faudra continuer d'avancer.

Pour choisir les participants au synode, on procède par représentation. Participent au synode des évêques élus et indiqués par les différentes conférences épiscopales, c'est-à-dire des prélats d'une nation ou d'un continent.

Le pape à son tour, nomme des cardinaux, des évêques, des religieux, des recteurs, des dirigeants de mouvements et d'associations qui prendront part au synode en qualité de pères synodaux et d'experts. Pour le synode, qui s'est ouvert récemment, le Pape Benoît XIV a nommé 13 cardinaux, 23 évêques et archevêques, 44 experts et 49 auditeurs.

La transparence et la lecture de ce qui sera discuté sont garanties. Une ou deux fois par jour, on publiera sous forme imprimée comme "on line" le "Bulletin du synode des évêques (Synodus Episcoporum Bollettino) où l'on pourra trouver les synthèses de toutes les interventions.

La première phase de la préparation du synode, selon la coutume, a vu l'élaboration des Lineamenta, un texte de base permettant de réfléchir sur le thème choisi. Des réponses aux Lineamenta et au questionnaire l'accompagnant ont été envoyées par les Églises, les conférences épiscopales, les dicastères de la curie romaine et l'union des supérieurs généraux, ainsi que des observations de la part d'évêques, de personnes consacrées, de théologiens et de fidèles laïcs. Les différents avis sont rassemblés et synthétisés en un Instrument de travail ( Instrumentum laboris). Après avoir été soumis à l'approbation du Saint-Père, le document est traduit dans les langues principales puis envoyé à tous les évêques. Bien qu'il soit publié, l' Instrumentum laboris n'est pas une version de ce que seront les conclusions, mais un document indicatif, qui fera l'objet de discussions pendant le synode.

 

Visite de Mgr Lionel Gendron



Rencontre des membres de Fabrique




Mgr

La grande majorité des membres de Fabrique était présent à cette rencontre de Mgr Lionel Gendron. Ce dernier a amorcé l'échange par une explication sur l'importance de la famille comme fondement de la communauté chrétienne. Il inscista sur la formation et les échanges dans une communauté de base qui est le ferment de l'Église.

 

 

 

 

Une question fut posée sur les intentions de messe: Est-ce qui est permis de faire des messes à multiple intentions et des messes collectives? Mgr Gendron n'est pas chaud à l'idée des messes à multiple intentions. Une intervenante ajoute que c'est un bon moyen de rassembler les familles et qui viennent participer à la messe tout en se recueillant pour leurs défunts. En poursuivant les échanges, nous évoquons des événements rassembleurs comme les sacrements, la première communion et la confirmation, les rencontres de catéchèse devraient faire partie intégrante de la vie en Église.

groupe

 

 

 

 

Ensuite, nous poursuivons les échanges en abordant la précarité fiancière de paroisses. Il en a 8 paroisses qui sont sur le code rouge (déficit) que le diocèse tente aussi bien qu'il peut de soutenir ces parosses. Celles qui sont en code jaune souffrent de déficit mais ils ont accumulés des fonds et quelques unes qui ont une bonne santé financière.

Mge Gendron revient sur le fait que des efforts devraient se déployer pour renforcir l'esprit de la communauté par une joie de se rencontrer lors d'une célébration eucharistique et non pas, seulement de célébrer la messe pour la messe mais d'insister sur le fait de la vivre en communauté fraternelle.

 

 

 

 

La rencontre de Mgr Gendron avec les fidèles de
l'unité pastorale LePaysan




accueil

Une heure avant la célébration, nous retrouvons Mgr Gendron à parcourir les allées de la nef à l'affut de fidèles pour les accueillir, échanger quelques bons mots et de s'en quérir de quelques bonnes nouvelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

chorale

Vers 10 h 30, le peuple de Dieu était au rendez-vous, la cérémonie débuta par l'entrée en procession de Mgr Gendron. Il est acceuilli par une chorale improvisée par les enfants de la catéchèse dirigée par soeur Jeanne Vallée.

 

 

 

 

 

 

Homélie

Cette dernière anima toute la cérémonie et elle fut accopagnée par M Fernand Lamarre et de Mme Sylvie et d'une organiste. Les lectures furent faites par Mme Louise Martin. Un peu plus tard, Mgr Gendron fit un homélie mettant en évidence le sens fraternel de la communauté et le besoin de créer un vrai esprit communautaire. Il revient sur l'Évangile pour montrer la vertu de la patience dans l'attente.

 

 

 

 

 

 

 

 

offrande

Nous sommes rendus aux offrandes, chaque offrande est portée par une personne représentant un groupe actif dans la communauté par exemple: les catéchètes, les membres des Fabriques, les membres du C.O.P., les bénévoles et les aînés. La communion fut donnée par Mgr Gendron assisté du curé Sylvain Numbi et de quelques aides à l'assistance présente.

 

 

 

 

Merci

À la fin de la messe, le curé Sylvain Numbi pris le micro fit un remerciement bien senti à Mgr Gendron en prenant quelqu