L'Unité Pastorale Le Paysan
SPIRITUALITÉ
  • Prière Seigneur notre père
  • Credo
  • Servir et Pouvoir
  • Réflexion Célébrer la vie
  • Pensée du jour
  • Avent

  • Bienvenue à tous !                     Dernière mise à jour : le


    PENSÉE DU JOUR



    L'échwc est seulement l'opportunité de recommencer
    d'une façon plus intelligente


    citation de Henry Ford

     

    Prière

    PRIÈRE



     

    Credo de Nicée-Constantinople

    Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant,
    Créateur du ciel et de la terre,
    de l’univers visible et invisible.

    Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
    le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
    Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu,
    engendré, non pas créé, de même nature que le Père, et par lui tout a été fait.

    Pour nous les hommes, et pour notre salut,il descendit du ciel;
    par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
    Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
    Il ressuscita le troisème jour, conformément aux Écritures, et il monta au ciel;
    il est assis à la droite du Père.
    Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts;
    et son règne n’aura pas de fin.

    Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
    il procède du Père et du Fils;
    avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
    il a parlé par les prophètes.

    Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
    Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
    J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir.

    Amen.

     

     

     

     

     

     

    Chasse aux funérailles

    La population du Québec est de plus en plus âgée, grâce aux nombreuses découvertes du monde médical: nos aînés ne vivent pas mieux qu'avant, nais plus longtemps, et les têtes blanches et grises remplacent de plus en pluis les blondes et brunes. Je ne parle pas des «cocos» car ils sont également `al amode chez les plus jeunes.

    Dans les paroisses, on voit une affluence de funérailles . C'est étonant d'une part, car souvent le défunt n'a pas mis les pieds dans une église depuis belle lurette; et embarrassant d'autres part les curés. qui n'ont plus besoin de tonsure se font également vieux et de plus en plus rares. Ce sont les thanatologues quo s'en réjouissent , car ils savent exploiter la disette de curés en proposant des cérémonies dans leur propres étrablissements: « De la terre du cimetière... sans intermédiaire!»

    Mais la situation demeure intrigante: pourquoi sentir le besoin de Dieu pour enterrer la mort, alors qu'on préfère s'en passer pour affronter la vie ? Il me semble que le contraire serait plus logique. Serait-ce parce que nos gens ont soudainement de la vraie vie ...? Je me permets d'en douter.

    Une chose est cependant de toute évidence: Qu'on le veuille ou pas, les funérailles dans la forme actuelle seront disparues de nos églises d'ici peu de temps pour faire place à de nouvelles façons de dire adieu à nos vieux. Dommage, car c'est une des rares célébrations qui permet de remplir encore occasionnellement nos temples... et de procurer des quêtes interessantes...!!!

    De toutes façons, Dieu n'a pas besoin de nos funérailles :
    « Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur,» Rom 14,8

    Bernard St-Onge

    Le mois des Morts

    Novembre porte ce nom depuis fort longtemps. La chute des feuilles , la pluie, la grisaille de l'automne et la fête liturgique du 2 novembre appelée « Commémoration de tous les fidèles défunts» contribuent à perpétuer cette appellation, d'autant plus que l'Halloween se plaît à nous présenter des décors macabres plutôt mortifères.

    Les orienbtaux pourraient nous instruire et nous apprendre cette fois-ci à vivre le culte des ancêtres dans une communication intime avec la mort. Pour eux, les défunts sont omniprésents et il importe de les respecter et de les honorer. Les âmes des morts reviennent annuellement et dans chaque famille on prend soin de leur offrir fruits et encens en manifestant de la joie et de la recoonnaissances.

    Je préfère cependant m'inspirer de l'Évangile pour apprivoiser cette renaissance de la mort. Jésus lui-même affirme encore aujourd'hui que « le Seigneur n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants»... N'avait-il pas dit à Marthe, soeur de Lazare: « Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s'il meurt, vivra; et quiconque vit et croit ne mourra jamais.»

    On connait tous un peu l'histoire de Job. dépouillé de tous ses biens, frappé de la lèpre et qui pourtant, assis sur un tas de cendre, proclamait :
    « Ah! si seulement on écrivait mes paroles, si on les gravait en une inscription! Avec un burin de fer et du plomb, si pour toujours dans le roc elles restaient incisées »! il surgira sur la poussière. Et après qu'on aura détruit cette peau qui est la mienne, c'est bien dans ma chair que je contemplerai Dieu. C'est moi qui le comtemplerai, oui moi !» (Job 19,23-27)

    Novembre le mois des morts... ou plutôt des vrais vivants ...!
    Avec le vieux Job, je me plais à chanter.
    « Le jour viendra Seigneur
    où j e m'éveillerai en ta présence.»


    Bernard St-Onge

    Servir et Pouvoir

    Nous sommes à une semaine des élections au Québec. Chez nous, comme dans la plupart des milieux, il y a de plus en plus de cynisme face aux élus. Voter c'est choisir un programme électoral et identifier le candidat ou la candidate qui correspond le mieux pour servir les intérêts de la population`

    Nous actualisons le texte évangélique. La question de prestige et de pouvoir entre les disciples est importante pour eux et se retrouve dans la plus part des évangiles sous une forme ou l'autre.

    Être en responsabilité comporte une dimension de service, d'attention aux besoins de celles et ceux qui nous sont confiés.

    ce service implique aussi des choix à faire, pas toujours faciles, spécialement lorsque des considérations divergeantes sont en cause. Un problème discuté comporte toujours plusieurs aspects. Ce n'est pas blanc ou noir mais les nuances sont importantes. C'est souvent moins simple qu'il n'y paraît au premier regard. C'est alors une question de discernement, de jugement prudentiel, basé sur les valeurs évangéliques.

    Avoir reçu un mandat, peu importante le niveau, donne aussi une forme de pouvoir à exercer sans en abuser. Les extrêmes, d'agir de façon dictatoriale ou ne vouloir jamais être imputable, sont à proscrire.

    Le Seigneur lui-même a toujours assumé complètement sa mission, même dans les moments difficiles avec des opposants, tout en respectant pleinement les personnes dans leurs décisions.

    Lorsque Jésus place un enfant au milieu des disciples, il invite à approfondir les qualités de confiance, tolérance, désir d'apprendre et de leadership qui vont grandir dans cet enfant. C'est ainsi que les parents éduquent en fonction des valeurs évangéliques et de la personnalité de leur enfant qui apprend le service dans l'amour et l'accueil futur de responsabilités.

    La Parole de Dieu d'aujourd'hui invite donc à évaluer notre façon de vivre le service et le pouvoir en nous préparant notre devoir d'électeur.

    Daniel Gauvreau, prêtre.

    Devenir un signe de Dieu

    Jésus a multiplié les pains, il a marché sur les eaux puis il a apaisé la tempête et on lui demande un signe pour attester qu'il est vraiment le fils de Dieu. Faut-il toujours vivre avec des signes pour avancer dans la foi? Si oui, notre foi demeurera toujours anémique, car la foi consiste à continuer d'avancer même si tout nous semblr être obscur. La foi est un chemin de confiance et d'abandon à la volonté de Dieu en sachant comme une certitude que Dieu fait toujours au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer (Éphésiens 3,20).

    La question d'aujourd'hui me semble être :
    « Que faut-il pour travailler à l'oeuvre de Dieu ? »
    Je réponds avec l'histoire du saint qui ignorait qu'il était saint. Dieu trouve que cet homme mène une vie exemplaire : il lui envoie un ange pour exaucer son voeu le plus che. L'homme répond :« Je ne désire rien , je suis déjà heureux.» Devant l'insistance de l'ange, il finit par dire : « Mon voeu serait qu'il se fasse beaucoup de bien autour de moi sans que jamais je n'en prenne conscience.» .« Et Dieu vit que cela était bon.»

    Sa saintrté reposait sur :

    1- La bienveillance dans ses paroles: il excusait toujoours les gens au lieu de les accuser.
    Il n'avait jamais de paroles désagtéables à entendre: absence complètre de plainte et de critique. Profond respect pour chaque personne.

    2- Le regard d'admiration qu'il portait sur les autres et les évènements: Il savait toujours trouver le beau côté de chaque chose.

    3- Le fait d'exiger peu pour lui-même par rapport à tout ce qu'il donnait de sa personne pour le bonheur des autres: il était prêt à rendre service et lorsque quelqu'un semblait mal pris, il était toujours le premier arrivé pour l'aider.

    4- Son sens de l'humour, sa joie de vivre et sa bonne humeur constante, le rendait roujours agréable à fréquenter.

    Cette sainteté du quotidirn est notre meilleure façon de travailler à l'oeuvre de Dieu et elle demeure le défi de chaque baptisé que nous sommes. Mais tout n'est pas naturel: ça vient par la prière et par le témoignage de ces gens qui n'ont pas besoin de parler pour dire Dieu tellement leur agir est limpide et inspirant.

    « L'oeuvre de Dieu , c'est que vous croyez» nous dit le Christ aujourd'hui ... ce qui veut dire : ne pas chercher des signes , mais devenir nous mêmes un signe authentique de l'oeuvre de Dieu vécu au jour le jour pour le plus grand bonheur de tout ceux qui nous entourent.

    Gilles Baril prêtre

    Voici la lumière du Christ
    «Recevez l'Esprit Saint»

    La présence de l'Esprit Saint dans notre vie, est garantie psr cette promesse de Jésus à ses disciples le jour de son départ. La présence de l'Esprit de Dieu en nous, fait que nous pouvons nous appeler fils et filles de Dieu

    « Sa vie en nous, fait de nous des enfants de Dieu »
    Sans moi vous ne pouvez rien faire »
    a dit Jésus.l

    Le Seigneur est venu vivre parmi les hommes pendant quelques années seulement. Sa vie fut intense. Sa présence fut active. Comme le dit St-Jean à la fin de son évangile, les quelques événements racontés par les disciples ne furent qu'une très petite partie de ce qu'il a fait et réalisé durant sa vie publique.

    Il ne faut jamais oublier que la présence de Jésus était présence de Dieu. Par Lui, par sa Parole, par ses Actions, Dieu lui-même agissait dans notre monde, Sa présence était présence de Dieu. Sa parole était Parole de Dieu. Son action était action de Dieu. Mais comme Homme Jésus pouvait maintenir une présencer permanente. Il se devait retourner vers son Père.

    Et voilà la raison d'être de l'Esprit Saint. Jésus parti, quelque'un devait prendre la relève, et une relève cette fois permanente. Une présence physique et matérielle ne peut s'éterniser. Mais une présence d'amour , une présence sacramentelle peut se continuer à travers les siècles. L'Esprit Saint sera cette présence. Il perpétura à travers lers siècles la présence de Jésus agissant et efficace, il rendra présent l'amour du Père pour tous ses enfants partout et toujours.

    «Je serai avec vous tous les jours.» Parole de Jésus.
    «Nous viendrons en vous et nous y ferons notre demeure. »

    La présence de l'Esprit Saint est paix. Elle est réconfort, elle est force, elle est repos, elle est lumière, elle est joie. Découvrez les sept dons et les neuf fruits de l'Esprit Saint. Les dons du Saint Esprit : Sagesse, Intelligence,Force, Connaissance, Conseil, Affection filiale et Adoration. Les fruits de l'Esprit Saint: Amour, Joie, Paix , Patience, Bienveilance, Bonté , Fidélité,Douceur et Maîtrise de soi.

    Viens Esprit en nos coeurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous père des pauvres, viens dispensateur des dons, viens lumière de nos coeurs.

    Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs et le réconfort. À tous ceux qui ont la foi et qui en Toi se confient, donne les sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

    texte de Jean Jacques Mireault,

    L'intelligence des Écritures

    Dans un groupe d'amis, qui discutent entre eux, un athée se lève et commence à argumenter contre Dieu et la stupidité de la loi : il s'efforce de démontrer qu'il n'y a pas de monde spirituel, ni Dieu, ni Christ, ni d'au-delà et que l'homme n'est que matière sans âme. Seule la matière existe, répète-t-il : nous ne sommes que matière. Un ami (chrérien convaincu) se lève; il saisit sa chaise et le jette par terre. Il reste immobile un moment à la regarder. Après quoi, il giffle son ami athée. Ce dernier se choque et le visage rouge d'indignation, il lui hurle des obscénités, et finit par lui demander. « Pourquoi m'as-tu frappé? Rt l'autre de répondre: tu viens de nous prouver que ta théorie est fausse. Tu disais que nous ne sommes que matière, et la matière ne se choque pas. Mais toi, tu as réagi : tu viens donc de nous prouver que tu es un être spirituel ...

    Un être spirituel : c'est un être crée pour aimer et être aimé, pour produire, pour comprendre ; être intelligent, capable de penser, raisonner, construire... capable d'espérer et de croire à l'impossible.

    Dieu nous a voulu " être spirituel ", c'est pour quoi il prend un corps d'humain pour nous sauver . Et comme Dieu dépasse notre entendement, il prend l'initative de venir personnellement nous recentrer sur lui par la présence insoupçonnée du Ressuscité. Mais notre rencontre avec le Christ ne se prévoit pas: il ne prend pas de rendez-vous . Il se manifeste dans un événement, dans une épreuve ou dans chacun de nos engagements au service du prochain. La personne passive qui ne s'engage jamais ou qui attrnd tout des autres sans jamais se donner ne fera probablement jamais l'espérience réelle de Dieu.

    Vivre la présence de Dieu, c'est vouloir libérer nos sources intérieures et non pas abaisser Dieu à notre diapason: voilà le vécu des apÔtres après la résurrection : forte est leur tentation de retourner à leur Galilée de jadis en se basant sur leurs sécurités du passé plutôt que de chercher Dieu dans le présent.

    Dieu ne se laisse pas enfermer dans nos habitudes, nos lois, nos traditions ou nos institutions. Il se retrouve au coeur de nos risques et de nos dépassements. Une belle expression décrit bien l'évangile d'aujourd'hui :« Il ouvre l'esprit à l'intelligence des Écritures.»

    Plonger dans la connaissance de Dieu, c'est pénétrer dans son mystère de Ressuscité : le mot mystère est un mot grec qwui veut dire :« être saisi, être sans mots, devenir muet tellement ce qu'on vit nous dépasse et nous émerveille.»

    Gilles Baril, prêtre.

    MINUTE de la semaine

    Le Notre Père

    Avez-vous entendu la Prière par excellence des chrétiens ?

    C'est la prière du « Notre Père »

    Le Notre Père ou «Pater» est ayssi appelé «La Prière du Seigneur ». Elle est la réponse que Jésus donne à ses disciples qui lui demandent « apprendre nous à prier». Les liturgistes reconnaissebt sa présence fixe au cours de la messe dès le IVième siècle.

    Coeur de la prière chrétienne, à la messe elle est dite ou chantée, par l'assembléetout entière. Connue par coeur et par tous, elle est souvent accompagnée d'attitudes fortes:

    - les yeux fermés, en signe de recueillement;
    - les mainsoin ouvwrtes, en signe de filiation;
    - ou encore mains tenues entre les croyants, elles expriment la communion.

    En priant le «Notre Père», nous nous reconnaissons avec Jésus, enfants d'un même Père.

    par Dom Hugues

    La communion

    Avez-vous remarqué le moment où tous vont à l'autel pour recevoir la Communion ?

    La communion c'est : Recevoir Jésus vivant sous le signe du pain et du vin partagé.- Accepter que sa vie soit habiter des énergies de la résurrection.- Devenir homme ou femme de communion.

    L'acte de communion requiert donc une grande dignité : - sur la main en faisant un trône au Roi des rois,- directement dans la bouche en disant Amen.- ou buvanr au calice, on reçoit le Sang du Christ.

    L'essentiel est invisible mais passe par la beauté et l'intensité du geste.« Celui qui mange ma chair et boit mon Sang, dit le Seigneur, a la Vie éternelle. » La communion est tout à la fois visite de Dieu en nous et notre participation à l'éternité de Dieu. Devenons ce que nous recevons.

    par Hugues

    la chasuble

    Aavez-vous remarqué que le prêtre portait une chasuble ?

    Cette tunique de belle étoffe ample et souple était un habit de fête chez les romains. Elle était plus ou moins finement décorée selon l'importance de la fête

    Dans la liturgie catholique, la chasuble est revêtue par le prêtre qui préside la messe. Elle lui a été remise solennellement le jour de son ordination En effet, par cette ordination, il revêt le Christ pour être donné aux hommes. En portant la chasuble, le prêtre sait qu'il agira au nom du Christ dont il est le lieutnant... le signe du Christ au milieu des chrétiens rassemblées.

    Parc que cette vocation est gtande ! La chasuble est magnifique.

    texte de Dom Hugues,

    Le lectionnaire ou épistolier

    C'est un livre liturgique contenant les passages des textes religieux lus à l'occasion des cérémonies religieuses. C'est donc l'ouvrage qui contient les lectures des offices dans la liturgie chrétienne, en particulier dans la messe catholique et la liturgie orthodoxe. Depuis le concile Vatican II, le lectionnaire dominical prévoit un circuit sur l'ensemble de la Bible en trois ans. Ceci permet notamment une plus large parcours de la Bible. Les lectures durant la messe du dimanche sont, depuis les réformes de 1970: un passage de l'Ancien Testament ou des Actes des Apôtres, un extrait de Psaume, un passage d'une épitre, un passage d'Évangile. Pour la messe quotidienne, les lectures sont: un passage de la Bible à l'exclusion des Évangiles et des Psaumes, selon un principe de la lecture quasi-continue sur un cycle de deux ans; un extrait de Psaume, un passage d'Évangile, selon un cycle annuel.

    Le Diurnal

    Le ivre fait partie du Bréviaire. Ce livre contient toutes les heures «diurnes» du btéviaire monasrique , c'est-à-dire : prime, tierce, sexte, none, vêpres et complies à l'exception des matines et même des laudes .

    De ce fait, ce livre était braucoup moins volumineux, et pouvait être emporté par tous ceux que leurs obligations éloignaient de la célébration publique commune de l'office.

    Il est assez repandu en version bilingue pour suivre l'office en latin, Pour l'office en français de la «liturgie des heures », une version de ce livre s'appelle « Prières du Temps Présent» ou PTP.

    le collectaire

    C'est un recueil de toutes les oraisons du célébrant lors de la célébration de l'Eucharistie de l'Église catholique ou en tout cas de la première oraison appelée anciennement «collecte» parce qu'après avoir invité l'assemblée à prier, le prêtre présente une prière qui est censée reprendre toutes les prières pour les présenter en même temps à Dieu

    Normalement la première oraison (la collecte proprement dite) est la seule à avoir une lonque conclusion « Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi, Père et l'Esprit Saint, Dieu, pour les siècles et des siècles. Amen!»

    Le bréviaire

    C'est un livre lirurgique catholique contenant l'ensemble des textes nécessaires, pour prier la liturgie des heures, appelée aussi l'office divin.

    De bréviarium ( du latin brévis , court), ce livre,à l'usage des clercs, religieux et religieuses catholiques , se prie en cycle de 4 semaines correspondant aux semaines liturgiques de l'année. Son nom vient du fait qu'il est une synthèse des livres qui servent au choeur pour l'office divin. Il est composé de psaumes, antiennes, répons, hymnes, versets, oraisons, lectures, etc., ainsi que de rubrique qui règlent les rites à suivre et marquent la différence des fêtes.

    Le Calice

    Le calice du mot grec kulix est un vase sacré de la liturgie chrétienne, présentant la forme d'une coupe évasée porté sur un pied élevé. Il est utilisé dans la célébration eucharistique pour la consécration du vin , devenant le sang du Christ. Le calice rappelle la coupe de vin de la Cène, le Saint Calice.

    La calice était souvent rn matière noble , or, argent ou vermeil, parfois incrustré de pierreries ou d'émaux. De nos jours, il peut être en simple métal ou même en poterie émaillée, «rappelant que le Christ s'est fait pauvre avec les pauvres.»

    Il était d'usage de les dissimuler aux regards des persécutions religieuses, soit romaines (St-Victor en Algérie cache les vases d'or), soit républocaines, qui perquisitionnent recherchant ces vases précieux. Le calice est souvent représenté accompagné d'une hostie.

    RÉFLEXION

    Tout un contrat

    L'Évangike rapporte la scène où Jacques et Jean demandent d'être à la droite et à la gauche dans le Royaume du Père.

    La demande ne va pas sans provoquer l'indignation des autres, et peut-êtremême par jalousie

    Jésus fait là un enseignement: «Ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres». Les grands font sentir leur pouvoir.

    Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi,« Celui qui veut être le premier dans le Royaume, sera l'esclave de tous. »

    On veut tous s'assurer une place dans le Toyaume. Il ne suffit pas de la désirer. Il ne suffit pas de la demander. Et si on la demandairm saurions-nous bien ce que nous demandons.

    De toute façon, pour y parvenir, il n'y a qu'un chemin: se mettre à la disposition de tous les autres , comme le fait un esclave.

    Un esclave faisait les milles volontés de son msître. Un esclave ne pouvait jamais refuser ub service. Un esclave ne recevait jamais rien en retour, pas même un merci. Un esclave ne connaissait pas le repos. C'était tout un contrat.

    Je crois bien que seul le Christ a vécu comme ça. En tout cas, le Père lui a donné; la première place.

    Aujourd'hui, on ne connaît plus de vrais esclaves, Dieu merci. Mais on rencontre de vrais bénévoles. Ils sont les serviteurs sinon de tous, du moins d'un grand nombre. Ce sont les fruits dans le Royaume.

    Louis Fecteau, prêtre

    Célébrer la vie

    Le débur de l'été , c'est un temps de réjouissances et de fête. L'été se pointe amenant avec elle les lonques journées, la chaleur et les festivités. De la Saint-Jean-Baptiste et de la fête du Canada , chacun et chacune selon ses convictions politique trouce l'occasion de festoyer de fraterniser avec la parenté et les amis(es).

    Fêter ainsi c'est dire la reconnaissance, pour des personnes ou des évènements et nous donner l'occasion de créer des liens nouveaux.

    Nous pouvons donc facilement imaginer la joie et la reconnaissance de toute la famille lorsque Jésus ressuscite la fille de Jaïre. C'est une nouvelle naissance pour elle et pour les siens.

    Le Seigneur redonne ainsi la vie physique en même temps que l'espérance à cette jeune fille et à plusieurs des siens. Malgré la recommandation de Jésus beaucoup de personnes ont certainement connu la nouvelle rapidemment et ont souhaité obtenir une transformation de leurs condition physique ou spirituelle.

    À chaque célébration euchariatique nous célébrons la vie du Christ en nous, le sacrement du pardon est une occasion de revivre, le baptême donne une vie nouvelle à la personne et à celles qui renouvellent leur propre engagement.

    La communauté chrétienne se veut porteuse de Vie, même dans les moments difficilles comme le passage à la vie en compagnie de Dieu. Les interrogations de chaque diocèse, paroisse et communauté, dans le cadre des réaménagements pastoraux, ne doivent pas altérer cette joie de l'essentielle qui est notre lien avec le Christ.

    Une dimension importante de notre vie chrétienne est de rayonner de l'amour par notre témoignage. La joie est un fruit de l'Esprit qu'il ne faut jamais négliger. Un dicton dit: qu'un saint triste est un triste saint.

    Le mois que commence est souvent celui des vacances. Nos pratiques pastoraux seront possiblement différentes. Ce sera à nous de découvrir comment être des pesonnes porteuses de joie intérieure.

    Le même Seigneur qui a ressuscité la fille de Jaïre, et plusieurs autrs, nous offre les mêmes possibillités de revivre spirituellement. C'est donc à nous de dire oui à ce renouveau.

    Il faut se souhaiter , le soleil intérieur et extérieur ainsi que de bonnes vacances à vous et à rous vos collaborateurs.

    Daniel Gauvreau, prêtre

    Et vous serez comblés de joie. (Jn 15, 9-17)

    Serait-ce une autre publicité trompeuse? On en entend tellement tous les jours de ces annonces qui promettent mer et monde, la santé par un médicament miracle, le plaisir par une boisson que tout le monde connaît, la richesse par un tirage, une loterie ou une visite au casino. Autant d'occasions pour nous faire rêver à un bonheur qui ne vient jamais. Et chacun fois, je me fais prendre . Tout d'un coup se serait mon tour. Mais mon tour ne vient pas et je contribue à acheter des billets, des gratteux, des bières et des aspirines qui ne règlent pas mes problèmes.

    On me dit, c'est si simple et si peu cher. Quelques dollars par mois et vous avez une auto neuve. Quelques gorgées et la vie est belle. Quelques pilules et vos maux de têtes disparaîtront.

    La publicité est tellement trompeuse qu'on est prié à se demander.
    Et oui, c'est possible puisque ça continue tout le temps.

    « Est-ce possible que les gens puissent encore s'y laisser prendre ? »
    On nous promet des bonheurs faciles. On nous promet des plaisirs durables. On nous promet tout sortes de choses et on finit par y croire. Surtout on finit par espérer. Tant que les gens vont espérer on continuera à faire miroiter devant leurs yeux des joies impossible.

    ... et vous serz comblé de joie.

    Une promesse du Seigneur. Serait-elle de la même catégorie que toutes les autres ? Voilà la question. Cette fois là, ce n'est pas un commercial à la télé, ni une publicité intéressée, c'est une promesse de Dieu, une offre du Seigneur, assortie de conditions bien spéciales.
    « Si vous êtes fidèles à mes commandemenrs , vous demeurez dans mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous et que vous soyez comblés de joie. »
    « Mon commandement le voici: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie poue ses amis.»


    Je revoyais, il y a quelques temps un reportage sur Mère Térésa et ses filles. Elles doivent être aujourd'hui plus de 2000 à travers le monde. Elles sont rayonnmentes de joie. Elles ont décidé de tout abandonner pour se consacrer à aimer les plus pauvres. La récompense est immédiate, ça ne peut être autrement, puisque le Seigneur l'a promis. Si je cessais de m'inquiéter et si je me mettais à aimer, il en serait certainement de même pour moi.

    L'abbé Pierre disait: « La vie, c'est du temps qui nous est donné pour apprendre à aimer, jusqu'au jour où nous rencontrons l'amour infini.»

    | Jean Jacques Mireault, prêtre.

    Nous voulons voir Dieu

    Des grecs disent à Philippe: « nous voulons voir Jésus ». Désir légitime de tout baptisé. Nous aussi, nous voulons voir Dieu : mais où est Dieu? Le prophète Élie. dans l'Ancien Testament (1 Roi:19:11-13) cherche Dieu: est-il dans l'ouragan? Dans le tremblement de terre? Dans le tonnerre? Non, non, et non il est dans le murmure d'une brise légère. Dieu ne cessera jamais de nous étonner; il se révèle à travers les réalités les plus ordinaires du quotidien.

    Un jour, dans un pays de l'Amérique centrale, il y avait eu un tremblement de terre qui a tué des milliers de personnes en détruisant tout sur son passage. De l'aide internationale s'est vite mise en oeuvre pour les survivants.

    Un journaliste célèbre du New York suivait les évènements en posant la question où est Dieu ?

    Puis il a vu de ses yeux une longue file de survivants qui espéraient e la nourriture ...

    Une petite fillette de 12 ans qui vient de perdent ses deux parents dans la tragédie, suit son rang en fin de file : rendu à son tour, il manque de la nourriture et on lui donne une banane. Elle remercie ...

    Puis elle s'en va vers ses deux petits frères de 4 à 9 ans qui l'attendaient au pied d'un arbre, elle sépare la banane en trois et leur en donne chacun un morceau.

    Le journalite écrit dans sa chronique quotidienne:« J'ai vu Dieu, J'en ai pleuré pendant plusieurs heures.».

    Dieu est là où la misère humaine devient une invitation à l'oubli de soi et au partage.

    C'est ainsi que Jésus dit dans l'évangile d'aujourd'hui qu'il faut « se détacher de sa vie, prendre sa croix et le suivre.». Dieu est là où la gratuité du coeur est spontanée. Qui parmi nous est le plus près de Dieu? Pas moi parce que je préside la célébration. Pas nécessairement les servants et le lecteur parce qu'ils sont plus près de l'autel. La personne la plus proche de Dieu au milieu de nous est la personne qui a le plus d'amour dans le coeur, c'est celle parmi nous qui a le plus d'intentions à confier au Seigneur. Qui est le plus près de Dieu? Impossible de le savoir, mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui importe: c'est de profiter de notre célébration pour offrir à Dieu tous ceux et celles que notre coeur aime.

    Peut-être diront-ils un jour:« J'ai vu Dieu ».
    Gilles Baril, prêtre.

    Détruisez ce temple

    Il y a des paroles de Jésus qui ont paru énigmatique quand il les a pronocées; l'évangile d'aujourd'hui n'y échappe par « Détruisez ce temple et en trois jours, je le rebâtirai...» Les juifs, si fiers de leur temple, étaient loin de comprtendre et il en était de même pour les disciples. Il nous arrive souvent dans vie de comprendre des choses après les faits: pourquoi a-t-il fuit la maison ? Pourtant, il avait dit...etc Admettons-le c'est après la résurrection de Jésus que des disciples ot compris les paroles de Jésus: Le temple dont il parlait, c'était son corps !

    Le temple en pierre son importance même si, parfois, il peut être un obstacle à la foi s'il distrait trop des vraies valeurs. Il semble bien que Jésus va contester quelques aspects mercantiles qui distraient de l'essentiel et dérangent la piété!

    Mais Jésus annonçait d'une certaine manière que le nouveau temple c'est son corps, Il révèle donc, par le fait même que, devenus enfants de Dieu, nous sommes nous aussi temples de Dieu et de l'Esprit. Voilà une toute nouvelle dignité rattachés à notre nouvelle vocation d'enfants de Dieu. Il est alors plus facile de comprendre pourquoi Jésus insistera beaucoup sur le respect de la personne, sur son indispensable communion fraternelle comme meilleur chemin pour respecter ce nouveau temple qui est la personne humaine faite à l'image de Dieu.

    Prions pour que changent toutes ces situations qui blessent la dignité de la personne humaine dans nos relations, dans la communauté internationnale. Jésus aurait raison de reprendre le fouet pour détruire toutes ces situations qui tuent la personne humaine. Mais si aussi je me sentais concerné par ces situations et que je devenais un constructeur de dignité humaine dans mon milieu!.

    Maurice Comeau, prêtre

    LA TRANSFIGURATION À LA RÉSURRECTUON

    Sur une montagne, devant Pierre, Jacques et Jean, Jésus est transfiguré.

    L'événement de la transfiguration de Jésus nous amène à redécouvrir ce que veur dire transfiguré. Il ne s'agit pas seulement d'apparence, mais surtout de la manifestatio en profondeur de la personne de Jésus.

    La transfiguration est la manifestation d'une réalité qui correspond mieux à la personne de Jésus, une forme qui montre Jésus dans sa gloire de Fils de Dieu. Créée à l'image et ressemblance de Dieu, elle laisse entrevoir notre vrai visage à nous .

    Ses vêtements aont d'une blancheur divine, mise en veilleuse dans l'humanité de Jésus de Nazareth, a été soudain dévoilée. À ce moment, l'humanité du Seigneur est devenue resplendissante de l'identité du Fils bien-aimé.

    Jésus parle de Moïse et Élie, parce que Dieu est de tout temps, il est éternel. Le verbe était présent au moment de la Première Alliance.

    Le Père du ciel est là." Il y a longtemps que je vous aime et que je veux vous envoyer mon Fils. Accueillez mon Fils. Vous trouverez en lui plus de bonté que vous croyez "

    Louis Fecteau, prêtre,

    La route du dépassement

    Pierre a reconnu au nom des apôtres que Jésus est vreiment l'envoyé du Père, ce qui incite Jésus à leur confier le sens de sa mission et que cela se vivra par le passage sur la croix. C'est alors que Pierre repousse l'idée de la souffrance : Jésus trop de pouvoir pour se laisser maltraiter par les autorités.

    Reconnaissant que notre cheminement est celui de Pierre: on a peur de souffrir, on repousse la croix de nos vies. Toutefois, il faut savoir que le langage de la croix n'est pas celui de la souffrance masochiste, mais celui des dépassements dans la fidélité à nos engagements à la suite du Christ... ce qui se vit mieux en communauté.

    Un chrétien isolé est un chrétien en danger, il faut pour travailler à l'ouvre de Dieu savoir-faire communautaire. Seul, ça va plus vite, mais en communauté, ça va plus loin. Dans une communauté en marche, il y a toujours ceux qui courent en avant puis ceux qui trainent le pas en arrière parce qu'ils sont blessés, essouflés ou désorientés. Semblerait-il que dans l'armée, on fait toujours marcher les plus faibles en avant... comme ça on est certain que tout le monde reste ensemble et l'ensemble devient naturelle.

    Se mettre en marche, c'est quitter ses sécurités et ses acquis. Ça demande de la confiance et de l'abandon. C'est arrêter d'être consommateur pour devenir missionnaire. C'est vouloir surmonter les obstacles...

    Ceci me rappelle un jeune de 24 ans qui m'a demandé avec un sourire méprisant: « Pensez-vous vraiment que je trouverai Dieu un jour ?» Il venait me dire qu'il ne croyait ni en Dieu, ni au diable, que tout cela sortait de l'imagination des curés. Je lui ai repondu: « Non, tu ne trouveras pas dans les dispositions intérieures que tu vis présentement, mais Lui saura bien te trouver et te faire prendre conscience que tu es important pour Lui.»

    Quelques mois plus tard, il revient me visiter la physionomie complètement différente. Les yeux brillants, il m'annonce qu'il est atteint d'un cancer agressif qui ne lui donne que quelques mois à vivre puis il me dit:« Ça pourrait être pire comme avoir 50 ans et vivre sans idéal, comme ne penser qu'à faire de l'argent, comme être alcoolique...

    Quand j'ai appris à ma famille que j'avais ce cancer, mon père m'a spontannément pris dans ses bras et il s'est mis à pleurer à chaudes larmes. Pour la première fois de ma vie, j'ai senti à quel point qu'il m'aime. Ma mère et mon frère ont eu la même réaction. Alors j'ai pensé que l'ultime malheur d'une vie est de la traverser sans l'amour. Et c'est là que j'ai compris que Dieu m'a trouvé et que je suis important pour lui.»


    Dieu ne nous appelle pas à nous épanouir c'est-à-dire: à s'écarter les contrariétés et les défis; mais à nous dépasser c'est-à-dire: à surmonter les contrariétés et les défis. Et c'est quand on réussit à se dépasser qu'on parvient vraiment à s'épanouir. Qu'il en demeure ainsi pour chacun de nous, Le Christ n'a jamais promis un chemin de facilité, mais il garantit un arrivée à bon port.

    Gilles Baril, prêtre



    Pourquoi avoir peur

    Ne craignez rien pas les hommes qui entretiennent la chicane ou qui vous haïssent

    N'ayez aucune crainte de prendre position pour l'Évangile, et pour la proclamer.

    Ne craignez pas dans l'adversité

    Ne craignez pas pour demain.

    LE PÈRE VEILLE ...

    Et puis, la vraie vie de l'homme demeure à l'abri de toute atteindre dans mon corps, me faire mourir même.

    Mais ma vie est dans la main de Dieu, il va me le continuer.

    Prenez garde plutôt de ne pas perdre la vie du Royaume , la vraie vie de l'homme.

    Dieu veille sur chacun de nous comme sur toute sa création, sans excepter les simples oiseaux ou nos moindres cheveux.

    Cette vigilence est vigilence d'un Père. À tout instant, la disciple doit se savoir l'objet de la tendresse vigilante du Père qui est dans les cieux.

    Un oncle à moi dans la Beauce, mon oncle Philippe, passait la faucheuse dans son champ de mil, et les couteaux longèrent de près un nid d'oiseaux au fond de l'herbe. Au retour de la faucheuse, les couteaux laissèrent une couette de foin au milieu du champ. Sur le haut du midi, Clément, son jeune fils, vint le trouver par hasard. Le père arrêta son cheval et la faucheuse. « Viens voir ici, que je te montre». Le père marchait vers la couette de foin, et se pencha. « Regarde, le p'tit nid avec les oiseaux dedans. DIEU LES PROTÈGE . »

    Louis Fecteau, prêtre

    La foi se propage sans discours

    Chez les premiers chrétiens, le temps du carême est un temps privilègié pour préparer les catéchumènes à recevoir le baptême à l'occasion de la célébration de la veillée pascale. Rt nous commençons avec l'évangile d'aujourd'hui une série de trois catéchèses sur le baptême. Le texte de la Samaritaine nous présente Jésus comme la source d'eau vive qui est un don de Dieu inépuisable.

    La semaine prochaine, nous verrons le Christ-Lumière avec le texte de l'aveugle-né et dans deux semaines, nous découvrions le Christ comme Résurrection et Vie avec la résurrection de Lazare.

    Pour l'instant, regardons de plus près l'épisode de la Samaritaine : une femme va puiser l'eau au puits comme elle le fait chaque jour. Elle voit un homme qui se repose près du puits. Jusqu'ici rien d'extraordinaire. Sauf que la femme va au puits à midi au lieu de s'y rendre avec le lever du soleil comme les autres femmes de son village. Puis l'homme qui se repose est un juif et les juifs ne s'adressent pas à des femmes. Il se met même en situation de dépendance en lui demandant à boire.

    La Samaritaine est rejetée par ses concitoyens : elle vit avc un sixième homme qui n'est pas son mari. ¨Ça en prend moins que ça dans un village pour faire jaser tout le monde. Et voilà que la voleuse de maris se fait offrir l'eau vive, c'est-à-dire une eau qui n'est pas corrompu par la soir de domination, par l'appât du gain et du prestige, par le désir de s'enrichir au détriment des autres, par le fast-food du spontané et de la facilité.

    L'eau vive de la relecture de nos vies à la Lumière du respect des diférences et de la compréhension des pièges mal surmontés. L'eau vive des efforts pour repartir à neuf, des dépassements nourris par l'écoute attentive des émotions. L'eau vive de la solidarité réconfortante.

    C'est ainsi que la Samaritaine après un relecture en profondeur de sa vie est à ce point dynamisée qu'elle court dans son village pour témoigner de son expérience est tellement transformée que tous oublient leurs préjugés pourtant coriaces pour venir avec elle à la rencontre du Messie juif. Le feu sacré de la Samaritaine est tel que même les conflits raciaux n'ont plus d'importance. Et tous diront après l'avoir entendu :« Nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde. ».

    Terminons cette réflexion sur une note d'humour : savez-vous comment faire boire une âne qui n'a pas soif ? Vous pouvez tirer sur l'âne, le battre, le forcer : il ne brochera pas. Le seul moyen de faire boire un âne qui n'a pas soif est de mettre à ses côtés un autre âne qui a soif. L'âne entêté se mettra à boire allègrement.

    Voilà notre mission (et celle de la Samaritaine) : donner le goût aux autres d'aller puiser à la source qui les habite à l'intérieur d'eux-mêmes : faire le passage du témoignage à l'intériorité là où l'Esprit les habite et les transforme pour faire de nouveaux témoins du Christ au quotidien.

    Gilles Baril, prêtre

    Se nourrir d'un idéal élevé

    En lisant l'évangile, je me suis rappelé une histoire. Deux jeunes en vivant une expérience d'alpiniste ont découvert au sommet de la montagne, un nid d'aigle dans lequel se trouvaient des oeufs. Comme l'un des deux est fils de cultivateur, il amène les oeufs dans le poulailler. Un aiglon vint au monde dans la basse-cour, entouré de poussins. Il apprend donc à faire comme eux: il picore la terre, tourne en rond dans le poulailler et ne vole jamais à plus d'un pied du sol.

    En vieillissant, il développe des complexes par rapport aux poussins. Il est difforme, son physique n'est pas comme les autres. Et les poules ne manquent pas d'occasion d'alimenter ces complexes.

    Voilà un jour un aigle qui plane au-dessus du poulailler voit l'aiglon dans la basse-cour. IL descend vers lui et lui fait prendre conscience de sa véritable identité.« Tu es capable de plus que ce tu fais là, » lui dit-il. « Tu peux atteindre le sommet des montagnes si tu oses prendre ton envol. Suis-moi. Fais-moi confiance. Je t'amènerai au bout de toi-même. Je ferai grandir ce qui dort en toi. »

    En entendant cela , les poules se mettent à ricaner. Mais ce qui retient surtout l'aiglon, c'est la peur qu'il porte en lui-même. Où cela le mènera-t-il? Finalement, il ne manque de rien dans son poulailler. Il y trouve tout: la nourriture, la sécurité. Tout sauf l'essentiel : son vrai lui-même, il ne pourrait devenir un aigle qu'il demeurera dans la base-cour.

    Cette histoire traduit exactement l'évangile d'aujourd'hui. Jésus nous invite à être parfaits comme le Père céleste est parfait. « Soyez saints comme moi je suis saint». Participer à la sainteté de Dieu n'exige pas que nous devenons des purs, des gens toujours sérieux ou des intouchables. Le plus grand piège du démon, dit Jean Bosco, est de nous faire croire qu'être au service de Dieu nous rend triste et amer.

    Jésus nous invite à ouvrir nos ailes toutes grandes. Il nous dit: « Veux-tu demeurer une poule confinée dans son enclos, satisfaite de sa médiocrité quotidienne au milieu des autres poules et ignorant tout des beautés du ciel, ou désires-tu devenir un aigle, volant dans les hauteurs célestes qui ouvrent à l'infini de l'univers ? »

    - Ne nourris aucun sentiment de haine ou de vengeance en toi. Pardonne. Rends le bien pour le mal reçu en prenant conscience que les gens qui t'ont fais souffrir ont agi part leur mal à l'âme.

    - N'aie pas peur de t'engager et de créer des solidarités autour de toi. Il n'y a que les gens qui ne font rien à qui on ne peut rien reprocher...

    La sainteté dont il est question consiste à devenir quelqu'un qui transpire une Présence qui fait du bien aux autres, qui donne le goût d'aller de l'avant dans la vie. C'est l'histoire du poussin qui devient poule et de l'aiglon qui devient aigle selon les fondements de notre nature humaine. Le but ultime de la vie est de devenir vraiment qui nous sommes.

    Gilles Baril . prêtre .

    <

    Vous êtes le sel de la terre,

    "Vous êtes le sel de la terre,
    Vous êtes la lumière du monde (Math, 5, 13-16)


    Voilà toute une responsabilité que le Seigneur confie à ses disciples.

    Nous sommes à même de constater que ces deux mots nous rendent conscients que l'important n'est pas de faite beaucoup mais tout simplement d'être là.

    Dans la noirceur, il suffit d'une toute petite allumette ou une petite lampe de poche pour déjà permettre de s'orienter sans se frapper la tête contre les murs ou les orteils sur le bord du lit. Quand au sel, devant un aliment qui nous apparaît sans saveur et sans goût. il suffit de lui ajouter juste un peu de sel pour qu'il retrouve sa qualité et son goût. Pas trop de sel, car l'aliment devient immangeable, par trop de lumière non plus, car trop de lumière aveugle.

    Mais encore faut-il que le sel soit disponible et que la lumière soit à la portée de celui qui en a besoin.

    Le Seigneur demande à son disciple d'être celui qui assaisonne et celui qui éclaire. Dans ce monde où la vie n'est pas toujours rose, où plus souvent qu'autrement elle porte à s'interroger sur son sens et sa valeur, que quelqu'un soit capable d'affirmer sans hésitation qu'elle vient de Dieu et que le fait même elle sa doit d'avoir un avenir désirable, voilà le rôle du disciple.

    Il nous faudra toujours regarder le modèle, ne pas le lâcher des yeux. Voir comment celui-ci a été capable de conaître une nouvelle vie à ses disciples pêcheurs de Gallilée: « Venez et vous verrez.» leur a-t-il dit tout simplement. « Viens et suis-moi. a-t-il dit à Mathieu le publicain. «Descends vite, je vais souper chez-toi.» a-t-il dit à Zachée. « Moi non plus je ne te condamne pas. » a-t-il dit à Madelaine. « Aujourd'hui même tu sera avec moi. » a-t-il dit au larron en croix.

    Juste un peu de sel, juste un peu de lumière, et c'est toute la vie qui est transformée. Juste un mot d'encouragement, juste un sourire, juste une minute pour écouter, et voilà que tout peut être changé. La vie peut prendre une autre direction. La vie peut devenir tout d'un coup plus acceptable, parce que j'ai découvert à côté de moi quelqu'un qui la vit sereinement.

    Il est vrai que la vie est difficile, que notre monde, ne tourne pas toujours rond. Il est donc important de ne pas y ajouter malheur par-dessus malheur mais au contraire tout faire pour y mette peu de sel et de lumière. Ce rôle le Seigneur la confié à ses disciples, il y a deux ans. Il demande à ses disciples d'aujourd'hui d'en faire autant.

    Jean-Jacques Mireault, prêtre



    Découvrir le Christ

    Dans la Parole de Dieu de ce dimanche, qui commence une nouvelle étape de l'année liturgique, l'évangéliste Jean nous dit :« Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

    Ces mots sont tellement important pour nous que nous les répétons dans toutes nos célébrations eucharistiques.

    Jean-Baptiste en présentant ainsi le Christ anticipe toute sa vie de don de soi, allant jusqu'à la mort, comme l'agneau, pour sauver l'humanité, Sa résurrection ouvrira des espérances nouvelles.

    Ce don de Dieu rejoint Isaïe qui, à son tour, nous rappelle la tendresse de Dieu pour chacun et chacune. J'ai du prix aux yeux du Seigneur reprend le texte de tu as du prix à mes yeux et je t'aime.

    Redit par Dieu ou par nous c'est une décclaration d'amour qui transforme une vie et lui donne un sens.

    Aimer et être aimé est l'essentiel. Dieu est amour et tout ce qui le fait grandir est donc espression de ce qu'il est.

    La Parole de Dieu est vivante. Elle doit donc s'incarner et et s'actualiser dans notre quotidien.

    Ainsi Donald Trump deviendra président des États-Unis vendredi prochain. Notre prière pourra être que nos dirigeants, et lui, rendent l'Agneau de Dieu toujours plus présent dans notre monde en travaillant à la paix, l'unité, l'harmonie, la tolérance et l'acceil de tous.

    La Parole et l'Eucharistie seront alors des dons de Dieu pour la vie du monde de 2017 qui débute.

    Accueillons, pour nous aujourd'hui encore, le souhait que Paul fait aux habitants de Corinthe. Que la grâce et la paix soient avec vous de la part de Dieu notre Père et de Jésus Christ.

    Daniel Gauvreau, prêtre

    Pourquoi Jésus ne nous explique-t-il pas
    notre vie après la mort ?

    S'il est une question qui préoccupe sans les humains, c'est bien celle de la mort et, bien évidemment, celle de la vie de l'au-delà!

    Toutes les grandes civilisations ont célébré le "culte des morts". On croyait aussi que la vie se continuait dans la descendance et même que les morts influençaint les vivants.

    Pourquoi Jésus ne nous dit-il pas ce que sera notre vie après la mort?
    Parce qu'il ne le peut pas !
    C'est une drôle de réponse, n'est-ce pas, mais assez près de la vérité. La vie de l'au-delà avec Dieu, c'est une tout autre vie et qu'on ne saurait comprendre, parce que nous ne pouvons l'imaginer autrement qu'avec notre expérience humaine. C'est un contraste total avec la vie de ce monde.

    Si je disais au " foetus " combien la vie hors du sein de sa mère est belle, il ne pourrait rien comprendre parce qu'il ne connaît que celle qu'il vit présentement. La chenille qui devient papillon, elle le devient dans la continuité mais c'est toute autre vie que celle du papillon.

    La vie avec Dieu est une vie tout autre mais dans la continuité de notre vie humaine : c'est une différence totale au point que Jésus ne pouvait nous l'expliquer parce que nous ne sommes pas en mesure de comprendre. Il n'y a que lui pour nous dire combien c'est merveilleux ! D'ailleurs ses dialogues avec son Père nous disent de quelle plénitude ils sont remplis.

    Voilà une fois de plus que nous sommes plongés dans l'acte de foi pur. Il y a ses grands saints qui, vivant une telle expérience spirituelle, désiraient la mort pour vivre cette plénitude, ayant goûté combien c'était comblant de vivre, dans leur coeur, si proche de Dieu. C'est ça le mystère pascal: il faut passer la " mort" pour aimer" jusqu'au bout.

    Maurice Comeau , prêtre



    Avoir une foi pour bâtir l'Église

    « Le fils de l'homme, quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur terre?»

    Question fondamentale... Notons qu'il existe différentes sortes de foi :

    La foi de ceux qui ne font rien et qui se donnent des prétextes :
    - Le curé est plate,
    - Y a rien que le dimanche pour dormir
    - Les prêtres sont tous des agresseurs sexuels.

    La foi de ceux qui jugent les autres :
    - Y vont à l'église juste pour se faire remarquer ...

    La foi du paraître :
    - Qu'est-ce qui vont dire ?
    - Je participe pour grandir mon chiffre d'affaires.

    La foi du «au cas où»:
    - Je fais baptiser au casoù ça serait le bon...

    La foi du quémandeur ou du général :
    -«Je veux ça comme ça et tout de suite. »

    La foi du chercheur de signes :
    -« Donne-moi un signe... Était-ce par hasard... donne-moi un autre signe... » Finalement on en sort plus ...

    La foi des spectacle de variétés comme les cartomanciennes et les diseuses de bonne aventure par les cartes ou la boule de cristal... Voilà des petits tours d'adresse qui n'élèvent pas l'esprit au delà du matériel... ce qui finit par chosifier le spirituel.

    Ces sortes de foi ne mènent pas loin... La foi que Jésus recherche est persévérance malgré les obstacles. Elle est confiance inébranlable en Dieu. Elle consiste à dire,« Que ta volonté soit faite.». Ou encore: « non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. ». Ce genre de foi est une invitation à ne pas donner que son superflu à Dieu et aux autres. Elle fait de nous Elle fait de nous des gens qui laissent passer la Lumière comme disait un enfant qui venait de visiter une église avec des vitraux qui présentaient la vie de quelques saints sous un soleil éblouissant.

    Le défi de toutes personnes baptisées: bâtir l'Église. Travailler avec l'ensemble du peuple de Dieu dans le respect de nos différences pour faire fructifier toutes les richesses de notre baptême. Plus nous serons proche les uns des autres , plus nous inciterons d'autres personnes à trouver leur joie de vivre auprès de nous . C'est ça « faire l'Église ».

    Un grand nombre de croyants ont en eux la vie de Dieu, mais ils ne sont pas vivants. Ils font ce qu'ils ont à faire , ils ne pèchent pas mortellement, n'ont presque rien à dire au confessional. Mais le Christ ressuscité en eux ne leur procure aucune joie. La résurrection de Jésus ne les dérange pas. Ils cherchent toutes sortes d'idées nouvelles pour les exiter. Ils ont la vie, l'ennemi de la vie l'ennui. Pour les jeunes, l'ennui n'a aucun attrait. Ils attendent de voir des chrétiens transformés, rayonnants pour prendre au sérieux l'appel qui murmure en leur coeur.

    C'est notre dynamisme et notre joie communautaire qui feront en sorte que les gens autours de nous répondront aux différents appels que Dieu sème en eux. Devenons des éveilleurs dela beauté de Dieu.

    Gilles Baril, prêtre




    Encore des réflexions

      

     

     

     

     

     

     

    L'unité pastorale Le Paysan

     St-Cyprien de Napierville
     St-Patrice de Sherrington
     St-Édouard